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Secteur · Dentistes

Supprimer un avis Google abusif sur votre cabinet dentaire

En dentisterie, les avis négatifs mêlent souvent deux sujets : la douleur ou le résultat d’un soin, et l’argent — devis de prothèse, reste à charge, acompte sur un implant. Le chirurgien-dentiste, tenu au secret professionnel, ne peut pas détailler le plan de traitement pour se justifier. Il doit donc s’appuyer sur d’autres leviers.

L’essentiel

Un avis Google visant un chirurgien-dentiste peut être contesté lorsqu’il accuse le praticien d’escroquerie ou de mutilation sans fondement, qu’il émane d’une personne qui n’a pas été patiente, qu’il vise en réalité un autre cabinet ou centre dentaire, ou qu’il contient des injures. Le dentiste ne peut pas répondre en dévoilant le traitement ou le devis du patient.

Pourquoi la fiche Google pèse sur un cabinet dentaire

Le choix d’un dentiste est souvent motivé par la peur de la douleur ou par le coût. Les patients lisent donc les avis pour se rassurer : douceur, explications, transparence des devis. Un commentaire évoquant « un massacre » ou « une arnaque aux implants » touche exactement ces deux inquiétudes et peut dissuader durablement.

La concurrence entre cabinets libéraux et centres dentaires s’est aussi accrue dans certaines villes. Les noms se ressemblent, les adresses sont proches, et les avis se trompent parfois de destinataire.

Les avis litigieux propres à la dentisterie

  • Le litige financier : « 3 000 € pour une couronne qui a sauté, voleurs » — mélange d’une critique sur la durée de vie d’une prothèse et d’une accusation de vol.
  • La douleur post-opératoire présentée comme une faute : « boucher, il m’a détruit la mâchoire » après une extraction de dent de sagesse.
  • La confusion de centre : un avis destiné à un centre dentaire voisin, ou à un ancien cabinet ayant fermé à la même adresse.
  • Le non-patient : une personne qui n’a pas obtenu de rendez-vous en urgence, ou qui réagit au montant d’un devis demandé par un proche.
  • La photo : cliché de radiographie ou de bouche d’une autre personne, ou photo du praticien prise sans autorisation au fauteuil.
Exemple · Exemple illustratif — un cabinet dentaire à Montpellier

Un cabinet reçoit l’avis : « Centre usine à implants, ils posent sans radio et encaissent avant ». Le cabinet est un cabinet libéral à deux praticiens, sans activité implantaire ; un centre dentaire au nom proche est installé dans la même rue. L’avis décrit une organisation qui ne correspond pas : il peut être contesté comme hors-sujet, en s’appuyant sur des éléments publics (activité, adresse, nom).

Critique légitime ou avis abusif ?

Un patient peut juger un devis trop cher, regretter une douleur après un soin, critiquer le manque d’explications ou une attente au cabinet. Il peut aussi se dire déçu d’une prothèse. Ces avis sont des opinions et des récits d’expérience : ils restent en ligne, même s’ils vous semblent injustes au regard de ce que vous savez du dossier.

En revanche, qualifier le praticien de « voleur » ou d’« escroc », l’accuser d’actes non réalisés facturés ou de mutilation volontaire, c’est imputer des faits précis et graves. Sans fondement, ces formulations peuvent relever de la diffamation ou de l’injure. La simple insatisfaction, elle, ne suffit pas.

Secret professionnel et déontologie du chirurgien-dentiste

Le chirurgien-dentiste est tenu au secret professionnel par le code de déontologie de la profession, intégré au Code de la santé publique, sous le contrôle de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes. Ce secret couvre le plan de traitement, le devis, les sommes versées et même le fait qu’une personne soit patiente du cabinet.

Le litige financier lui-même se règle par d’autres voies : échange direct, conciliation ordinale lorsqu’elle est possible, médiation ou action en justice, avec l’appui d’un avocat si nécessaire. La contestation de l’avis porte uniquement sur sa conformité aux règles de Google et au droit.

Motifs les plus utilisés pour un cabinet dentaire

SituationMotifÉléments sans violer le secret
Avis destiné à un autre cabinet ou centreHors-sujetNom, adresse, activités publiques
« Voleur », « escroc », « boucher »Injure ou diffamationLe texte de l’avis suffit
Photo d’un tiers ou du praticienVie privée, droit à l’image, donnéesDescription de la photo
Avis d’un confrère concurrentConflit d’intérêtsIndices publics

L’intérêt de cette approche est qu’elle ne nécessite aucune information de santé. Nous ne vous demanderons jamais de dossier patient.

Cabinets de groupe, collaborateurs et remplaçants

Dans un cabinet de groupe ou un centre de santé dentaire, plusieurs fiches Google coexistent souvent : celle de la structure, et des fiches individuelles au nom de chaque praticien, parfois créées automatiquement. Un patient mécontent d’un collaborateur ou d’un remplaçant peut publier sur la fiche personnelle d’un associé qu’il n’a jamais rencontré.

Un avis qui attribue nommément à un praticien des actes qu’il n’a pas réalisés n’est pas une critique de son travail : il peut être contesté comme inexact, voire diffamatoire s’il impute une faute. La démonstration doit toutefois rester compatible avec le secret : on s’appuie sur des éléments publics — jours de présence affichés, spécialité exercée (orthodontie, implantologie, soins conservateurs), date d’arrivée au cabinet — et jamais sur le dossier du patient.

Les prothésistes dentaires et laboratoires partenaires font parfois l’objet de reproches publiés sur la fiche du cabinet (teinte d’une couronne, délai de fabrication). Ces avis restent liés au soin et sont en principe légitimes : le praticien en répond vis-à-vis de son patient.

Répondre en préservant le secret

Une réponse sobre suffit : « Le secret professionnel nous interdit d’évoquer toute situation individuelle. Nous restons à disposition pour échanger au cabinet. » Pour les avis sur les tarifs, vous pouvez rappeler de façon générale que tout traitement prothétique fait l’objet d’un devis préalable, sans viser la personne. Voir aussi notre guide répondre à un avis négatif.

Notre méthode, nos honoraires

Transmettez-nous le lien de l’avis : l’analyse est gratuite. Si un motif sérieux existe, nous déposons une contestation motivée auprès de Google par ses canaux officiels, sans contact avec l’auteur. Vous ne réglez des honoraires qu’en cas de suppression effective, selon la grille dégressive de nos tarifs. Le délai est souvent de 5 à 10 jours ouvrés à titre indicatif ; Google reste seul décisionnaire et aucune suppression n’est garantie. Si Google refuse, les recours possibles sont examinés avec vous.

Questions fréquentes

Un patient conteste le prix de sa prothèse dans un avis. Est-ce supprimable ?

Le désaccord sur le prix est une opinion légitime. L’avis devient contestable s’il vous accuse de vol, d’escroquerie ou de facturer des actes non réalisés sans fondement, ou s’il contient des injures.

Puis-je publier le devis signé pour démontrer que le patient était informé ?

Non. Le devis fait partie des informations couvertes par le secret professionnel. Il ne doit être ni publié ni décrit dans une réponse publique.

Un avis concerne manifestement le centre dentaire voisin. Comment le prouver ?

On s’appuie sur des éléments publics : activités pratiquées, horaires, nombre de praticiens, nom et adresse exacts. Lorsque l’avis décrit une organisation ou des actes que votre cabinet ne pratique pas, il peut être contesté comme hors-sujet.

Un avis contient la photo d’une radiographie. Peut-on la faire retirer ?

Si la radiographie concerne l’auteur, il dispose de ses propres données. Si elle concerne un tiers ou permet d’identifier quelqu’un d’autre, ou si une photo du praticien a été prise sans autorisation, un signalement fondé sur la vie privée et les données personnelles est envisageable.

Faut-il prévenir l’Ordre en cas d’avis diffamatoire ?

Ce n’est pas obligatoire pour une contestation auprès de Google. En cas de démarche judiciaire ou de doute sur la conduite à tenir, prendre conseil auprès de votre conseil départemental de l’Ordre et d’un avocat est recommandé.

Sources officielles

Dernière mise à jour : . Contenu d’information générale, ne constituant pas un conseil juridique individuel.

Un avis vous semble abusif ? 

Transmettez-nous le lien. Nous l’analysons gratuitement et vous indiquons si une contestation est fondée. Vous ne payez qu’en cas de suppression effective.